“Le premier long métrage de Truffaut est un portrait sensible, souvent déchirant, semi-autobiographique d'un garçon parisien troublé.”
Noel Murray
The A.V. Club
Part of the Antoine Doinel pentalogy series
Series community
France"Des anges résolus à la violence."
Note des utilisateurs
2,340 votes
Fait partie d'une collection
The Adventures of Antoine Doinel Collection
En 1959, un critique de cinéma de 27 ans nommé François Truffaut sort son premier long métrage. Il a changé le cinéma. Les Quatre Cents Coups arrive avec la force d'un manifeste, un portrait en noir et blanc d'un garçon parisien qui ne ressemble à rien de ce que le public avait vu. Tourné dans les rues de Montmartre avec une lumière naturelle et une caméra à l'épaule, il annonce la Nouvelle Vague française non pas comme une théorie mais comme une réalité vivante et respirante.
Le film suit Antoine Doinel, un garçon de 12 ans qui sèche l'école, ment à ses parents et vole une machine à écrire. Mais Truffaut ne le juge jamais. Au lieu de cela, il transforme les petites rébellions d'Antoine en un cri universel d'attention. Jean-Pierre Léaud, choisi après que Truffaut l'ait repéré dans une foule d'écoliers, apporte une énergie brute et non polie qui donne à chaque scène l'impression d'être un documentaire sur la déchéance d'un vrai gamin. Le résultat est un film qui semble à la fois intime et révolutionnaire.
Au-delà de son influence sur des réalisateurs de Godard à Scorsese, Les Quatre Cents Coups perdure parce qu'il refuse de sentimentaliser l'enfance. Il montre un garçon qui n'est ni innocent ni monstre, juste piégé. Le plan final figé, avec Antoine regardant la caméra, reste l'une des fins les plus puissantes du cinéma, un point d'interrogation qui hante les spectateurs depuis plus de six décennies.
La disponibilité et les prix peuvent changer. Vérifiez sur le site du fournisseur avant d'acheter.
Antoine Doinel partage un appartement parisien exigu avec sa mère Gilberte et son beau-père Julien. Sa mère, qui l'a eu hors mariage, le traite avec une froide indifférence, souvent en le réprimandant pour des infractions mineures. Son beau-père, bien que pas cruel, est distant et distrait. À l'école, le professeur de français d'Antoine, M. Sourpuss, le prend pour cible, et le directeur gère l'institution comme une prison.
Antoine ne trouve une véritable compagnie qu'auprès de René, un camarade de classe issu d'un foyer plus riche mais tout aussi négligent. Ensemble, ils parcourent les rues de Montmartre, jouent au flipper, regardent des films et inventent des excuses pour éviter de rentrer chez eux. Après qu'Antoine ait prétendu que sa mère était morte pour se sortir d'un problème, le mensonge se découvre et ses parents le confrontent. Son beau-père le gifle. Sa mère, révélée comme ayant une liaison, semble plus agacée qu'inquiète.
Antoine commence à sécher régulièrement l'école. Lui et René passent leurs journées au parc d'attractions, montant dans un rotor qui les plaque contre le mur, ou au cinéma, se perdant dans des histoires qui semblent plus réelles que sa vie. À la maison, il vénère Balzac, écrivant une dissertation sur son grand-père qu'il plagie de l'auteur. Quand son professeur le surprend, il est humilié devant la classe. Sa mère et son beau-père, exaspérés, décident de l'envoyer dans un pensionnat pour garçons difficiles.
Au pensionnat, Antoine endure une routine rigide et une discipline sévère. Il joue au football dans la cour et échange des lettres avec René, qui lui rend visite. Mais l'isolement approfondit son désespoir. Quand sa mère lui rend visite, elle n'apporte qu'une conversation brève et froide. La seule échappatoire d'Antoine est son imagination, qu'il verse dans un carnet. Après un match de football, lui et les autres garçons sont autorisés à aller en ville. Antoine saisit l'occasion pour s'enfuir.
New trailer for The 400 Blows - in cinemas from 7 January 2022 | BFI
Consensus critique
Le premier film de François Truffaut est un jalon de la Nouvelle Vague française, un récit profondément émouvant et semi-autobiographique de la rébellion adolescente. Son style naturaliste et son honnêteté émotionnelle capturent l'aliénation d'un jeune garçon à Paris, cimentant son statut de classique cinématographique qui résonne encore aujourd'hui.
“Le premier long métrage de Truffaut est un portrait sensible, souvent déchirant, semi-autobiographique d'un garçon parisien troublé.”
Noel Murray
The A.V. Club
“C'est un film à la fois profondément personnel et universellement résonnant, une histoire de passage à l'âge adulte qui semble aussi brute et immédiate aujourd'hui qu'il y a plus de soixante ans.”
Sheila O'Malley
RogerEbert.com
“Le film est un chef-d'œuvre d'observation, capturant les petits détails de l'enfance et les courants émotionnels plus larges qui façonnent une jeune vie.”
David Jenkins
Little White Lies
“Le premier film de François Truffaut est un jalon de la Nouvelle Vague française, un regard tendre et sans compromis sur un garçon au bord du gouffre.”
Dave Calhoun
Time Out
Director
François Truffaut
Writers
François Truffaut, Marcel Moussy
Composer
Jean Constantin
Cinematographer
Henri Decaë
Producer
François Truffaut
Cannes Film Festival (1959)
Meilleur réalisateur: Won
Cannes Film Festival (1959)
Palme d'Or: Nominated
Golden Globe Awards (1960)
Meilleur film en langue étrangère: Won
BAFTA Awards (1960)
Meilleur film: Nominated
French Syndicate of Cinema Critics (1960)
Meilleur film: Won
Rejoindre la communauté
fans en discussion