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    La Haine
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    La Haine

    France flagFrance

    "Vingt-quatre heures. Trois amis. Une seule chance de briser le cycle."

    1995 1h 38m French
    81%

    Note des utilisateurs

    4,604 votes

    Aperçu

    Le film de Mathieu Kassovitz, La Haine (1995), vous plonge directement dans le labyrinthe de béton des banlieues parisiennes, un monde que le cinéma français mainstream avait largement ignoré. L'histoire commence après une nuit de violences policières brutales qui laissent un jeune homme nommé Abdel dans le coma. Au cours des 24 heures suivantes, nous suivons trois amis : Vinz, un jeune juif impulsif qui idolâtre Travis Bickle ; Hubert, un boxeur noir réfléchi et artiste en herbe ; et Saïd, un Arabe débrouillard qui maintient la paix. Ils errent dans un paysage de cités, de graffitis et de rage latente, portant un revolver de police volé qui devient une bombe à retardement.

    Tourné en noir et blanc austère avec un budget de 2,6 millions de dollars, le film ressemble à un documentaire venu d'une autre dimension. Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui étaient alors relativement inconnus, mais leurs performances crépitent d'authenticité. Kassovitz, qui a grandi dans ces banlieues, s'est directement inspiré de la mort en 1993 de Makomé M'Bowolé, un adolescent tué par la police. Le résultat est un film qui a rapporté plus de 15 millions de dollars dans le monde, a remporté le prix de la mise en scène à Cannes et a lancé mille débats sur la race, la classe et la brutalité policière en France. C'est un film qui ne se contente pas de montrer la colère, il vous la fait ressentir jusqu'aux os.

    Où regarder

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    PlotSans spoiler

    Le film s'ouvre sur des images d'actualité d'émeutes réelles dans les banlieues parisiennes, suivies d'une citation de Jean Genet : « C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un gratte-ciel. En tombant, il n'arrête pas de se répéter : "Jusqu'ici tout va bien... Jusqu'ici tout va bien." Ce qui compte, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage. » Cela donne le ton d'une histoire qui repose moins sur la mécanique de l'intrigue que sur l'inévitabilité de la tragédie dans un système conçu pour échouer ses citoyens.

    L'histoire commence au lendemain d'une émeute massive à Chanteloup-les-Vignes, déclenchée par le passage à tabac brutal d'un jeune Arabe nommé Abdel Ichaha par la police. Pendant le chaos, un policier perd son arme de service. Le film suit trois amis pendant les 24 heures suivantes : Vinz (Vincent Cassel), un jeune juif impulsif qui idolâtre Travis Bickle, le personnage de Robert De Niro ; Hubert (Hubert Koundé), un boxeur noir réfléchi et artiste en herbe qui rêve de s'échapper des cités ; et Saïd (Saïd Taghmaoui), un Arabe débrouillard qui sert de médiateur et de comique de la bande.

    Le conflit central émerge lorsque Vinz révèle qu'il a trouvé l'arme de police manquante. Il jure de tuer un flic si Abdel meurt de ses blessures. Cette arme chargée devient l'horloge du film, représentant la fine ligne entre la colère et la destruction. Hubert tente de freiner les pulsions violentes de Vinz, tandis que Saïd essaie de maintenir la paix entre ses deux amis.

    Les trois amis errent dans le désert de béton de leur quartier, rencontrant une galerie de personnages : un skinhead menaçant qui philosophe sur la haine, un groupe de riches habitués de galeries d'art qui les traitent comme des spécimens exotiques, et une série de policiers allant du raciste occasionnel à l'ouvertement hostile. Ils tentent de rendre visite à Abdel à l'hôpital mais sont refoulés. Ils essaient de trouver de l'argent, se retrouvent impliqués dans une transaction de drogue qui tourne mal, et se retrouvent de plus en plus piégés dans un cycle d'humiliation et de rage.

    Un sous-intrigue clé implique la tentative du groupe de récupérer une veste volée auprès d'un gangster local, ce qui les mène en territoire dangereux. Tout au long de la journée, Vinz répète son numéro de « tueur de flic » devant le miroir, un hommage direct à Taxi Driver, tandis qu'Hubert essaie de le convaincre que la violence ne fera que perpétuer leur souffrance. La cinématographie en noir et blanc souligne la rigueur morale de leur monde, tandis que la bande-son hip-hop ancre l'histoire dans la culture jeune française des années 1990.

    Le récit se dirige vers une confrontation finale au commissariat, où les trois amis doivent décider s'ils doivent escalader le conflit ou trouver une autre voie. Le film évite délibérément les solutions faciles, maintenant un réalisme documentaire qui refuse de sentimentaliser les luttes de ses personnages.

    Ending ExplainedSpoilers

    Bandes-annonces

    Restoration Trailer

    Accueil critique

    Consensus critique

    La Haine est un chef-d'œuvre brut et viscéral qui capture la colère et le désespoir des jeunes marginalisés des banlieues parisiennes. La réalisation en noir et blanc de Mathieu Kassovitz et la performance explosive de Vincent Cassel créent un film qui reste urgemment pertinent des décennies après sa sortie, une puissante dénonciation de la brutalité policière et des inégalités sociales.

    Distribution principale

    Vincent Cassel

    Vincent Cassel

    Vinz

    Hubert Koundé

    Hubert Koundé

    Hubert

    Saïd Taghmaoui

    Saïd Taghmaoui

    Saïd

    Équipe technique

    Director

    Mathieu Kassovitz

    Writer

    Mathieu Kassovitz

    Cinematographer

    Pierre Aïm

    Producer

    Christophe Rossignon

    Récompenses

    Cannes Film Festival (1995)

    Meilleur réalisateur: Won

    Cannes Film Festival (1995)

    Palme d'Or: Nominated

    César Awards (1996)

    Meilleur film: Won

    César Awards (1996)

    Meilleur réalisateur: Nominated

    César Awards (1996)

    Meilleur acteur (Vincent Cassel): Nominated

    César Awards (1996)

    Meilleur montage: Won

    César Awards (1996)

    Best Producer: Won

    César Awards (1996)

    Acteur le plus prometteur (Vincent Cassel): Won

    César Awards (1996)

    Acteur le plus prometteur (Hubert Koundé): Nominated

    César Awards (1996)

    Acteur le plus prometteur (Saïd Taghmaoui): Nominated

    European Film Awards (1996)

    Meilleur film: Nominated

    European Film Awards (1996)

    Meilleur jeune film: Won

    Lumière Awards (1996)

    Meilleur film: Won

    Lumière Awards (1996)

    Meilleur réalisateur: Won

    BAFTA Awards (1997)

    Meilleur film ne relevant pas de la langue anglaise: Nominated

    Independent Spirit Awards (1997)

    Meilleur film étranger: Nominated

    French Syndicate of Cinema Critics (1996)

    Meilleur film: Won

    Mots-clés

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    Faits

    Statut
    Released
    Langue originale
    FR
    Budget
    $2,600,000
    Chiffre d'affaires
    $15,300,000
    Réalisateur
    Mathieu Kassovitz
    Production
    Kasso Productions, La Sept Cinéma, Les Productions Lazennec, Canal+, StudioCanal
    Filming Locations
    Pantin, Clichy-sous-Bois, Chanteloup-les-Vignes, Paris
    Cinematography
    Black and white, 35mm
    Running Time
    98 minutes

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