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    Antoine Doinel pentalogy
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    Antoine Doinel pentalogy

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    "Un garçon, cinq films, vingt ans de croissance."

    1959 0 French
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    Fait partie d'une collection

    Antoine Doinel Collection

    Aperçu

    En 1959, un garçon de 12 ans court sur une plage et se fige à l'écran, son visage pris entre liberté et effroi. Ce plan final des Quatre Cents Coups lança non seulement une carrière, mais un personnage qui allait grandir sur cinq films en deux décennies. Le cycle Antoine Doinel devint le projet le plus personnel de François Truffaut, une chronique semi-autobiographique d'un homme agité, charmant et souvent insensé qui se fraye un chemin dans la vie.

    Jean-Pierre Léaud a joué Antoine de 14 à 35 ans, sa voix devenant plus grave et son visage vieillissant en temps réel. Le premier film, un portrait brut d'un enfant négligé à Paris, remporta le prix de la mise en scène à Cannes et annonça la Nouvelle Vague française au monde. Les films suivants changèrent de ton, devenant plus légers, plus enjoués, mais sans jamais perdre leur noyau émotionnel. À la fin de la série en 1979, Antoine avait été fugueur, soldat, employé d'hôtel, détective, fleuriste et finalement romancier.

    Truffaut s'inspira largement de sa propre vie. Comme Antoine, il était né hors mariage, avait eu des difficultés à l'école et avait passé du temps dans un centre de détention pour mineurs. Les films devinrent un moyen de revisiter et de remodeler son passé, transformant la douleur en comédie et la confusion en art. Pendant 20 ans et cinq films, le cycle créa quelque chose de rare au cinéma : un personnage unique observé avec cohérence, affection et un œil sans faille pour la faiblesse humaine.

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    PlotSans spoiler

    Antoine Doinel apparaît d'abord comme un garçon de 12 ans dans un appartement exigu parisien. Sa mère Gilberte, froide et distante, et son beau-père Julien, faible et inefficace, lui offrent peu de chaleur. À l'école, un professeur rigide rejette son imagination. Antoine trouve refuge dans les rues avec son meilleur ami René, dans les romans de Balzac et dans l'obscurité des salles de cinéma. Ses petites rébellions — sécher l'école, mentir sur ses allées et venues, fuguer — s'aggravent jusqu'à ce qu'il soit attrapé et envoyé dans un centre d'observation pour mineurs. Le film retrace son désespoir grandissant d'être aimé et compris dans un monde qui refuse de le voir.

    Un court métrage réalisé trois ans plus tard retrouve Antoine à 17 ans. Il travaille dans une usine de disques, tombe amoureux de Colette, une fille de son âge, et tente de construire une relation avec sa famille. Il emménage dans une chambre en face de son appartement, mais son intensité et son besoin d'affection l'éloignent. L'histoire se termine avec Antoine encore plein d'espoir, poursuivant toujours quelque chose qu'il ne peut nommer.

    En 1968, Antoine a 20 ans et est libéré de l'armée après avoir échoué à s'adapter. Il enchaîne les petits boulots : veilleur de nuit dans un hôtel, assistant d'un détective privé, et finalement réparateur de téléviseurs. Il courtise Christine Darbon, une jeune femme rencontrée chez un ami, mais son incapacité à s'engager ou à garder un emploi stable crée des tensions. Le film suit ses mésaventures amoureuses et ses rencontres avec une série de personnages excentriques, dont une propriétaire de magasin de chaussures qui l'embauche et une femme mystérieuse qui engage l'agence de détectives.

    La vie conjugale commence pour Antoine et Christine au début des années 1970. Ils vivent dans un modeste appartement du 15e arrondissement, luttant avec l'argent et l'arrivée de leur fils Alphonse. Antoine travaille à teindre des fleurs, un emploi qu'il trouve absurde mais endure. Quand une belle Japonaise nommée Kyoko emménage dans leur immeuble, Antoine s'entiche d'elle, et le mariage fait face à sa première véritable épreuve. Le film équilibre comédie domestique et tristesse tranquille d'un homme qui ne sait toujours pas ce qu'il veut.

    Le dernier film s'ouvre sur Antoine, maintenant divorcé de Christine, travaillant comme romancier. Il a publié un livre intitulé Les Salades de l'amour, un récit à peine déguisé de sa propre vie. L'histoire se déroule en une seule journée alors qu'Antoine traverse Paris en tous sens, rencontrant ses anciennes amantes — dont Colette et Christine — tout en essayant de commencer une nouvelle relation avec Sabine, une vendeuse de disques. Des flashbacks des films précédents se mêlent à la narration, créant une mosaïque de mémoire et de regrets. Antoine court littéralement dans les gares et dans les rues, fuyant encore les engagements émotionnels même en essayant de donner un sens à son passé.

    Ending ExplainedSpoilers

    Accueil critique

    Consensus critique

    Le cycle Antoine Doinel reste l'une des études de personnage les plus intimes du cinéma, Les Quatre Cents Coups atteignant le statut de chef-d'œuvre pour son portrait brut et empathique de l'enfance. Les films suivants conservent la chaleur de Truffaut et la performance magnétique de Léaud, créant une chronique inégalée d'une vie unique sur deux décennies.

    Distribution principale

    Jean-Pierre Léaud

    Jean-Pierre Léaud

    Antoine Doinel

    Claire Maurier

    Claire Maurier

    Gilberte Doinel

    Albert Rémy

    Albert Rémy

    Julien Doinel

    Patrick Auffay

    Patrick Auffay

    René Bigey

    Marie-France Pisier

    Marie-France Pisier

    Colette

    Claude Jade

    Claude Jade

    Christine Darbon / Doinel

    Delphine Seyrig

    Delphine Seyrig

    Fabienne Tabard

    Michael Lonsdale

    Michael Lonsdale

    Georges Tabard

    Hiroko Berghauer

    Hiroko Berghauer

    Kyoko

    Dorothée

    Dorothée

    Sabine Barnerias

    Équipe technique

    Director

    François Truffaut

    Writers

    François Truffaut, Marcel Moussy, Claude de Givray, Bernard Revon, Marie-France Pisier

    Composers

    Jean Constantin, Antoine Duhamel, Georges Delerue

    Cinematographers

    Henri Decaë, Denys Clerval, Néstor Almendros

    Producers

    François Truffaut, Georges Charlot, Marcel Berbert

    Récompenses

    Cannes Film Festival (1959)

    Meilleur réalisateur: Won

    Academy Awards (1960)

    Meilleur scénario original: Nominated

    Academy Awards (1970)

    Meilleur film en langue étrangère: Nominated

    Academy Awards (1971)

    Meilleur film en langue étrangère: Nominated

    New York Film Critics Circle (1959)

    Meilleur film en langue étrangère: Won

    Mots-clés

    Nouvelle Vaguepassage à l'âge adulteParisautobiographiqueétude de personnageadultèreenfancedivorcemariagemilitaire

    Faits

    Pays
    France
    Number of films
    5
    First film
    The 400 Blows (1959)
    Last film
    Love on the Run (1979)
    Actor playing Antoine
    Jean-Pierre Léaud
    Réalisateur
    François Truffaut
    Based on
    Truffaut's own childhood

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